Zorro, le retour...

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

samedi 3 avril 2010

Sauvons les Grecs, Brisons les banques!

Les Grecs sont les premiers touchés par la crise des dettes souveraines qui est en train d'éclater sous nos yeux. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, ce soubresaut n'est que le début d'un gigantesque tsunami de pays en faillite (la quasi-totalité dans le monde) qui vont s'effondrer sous leurs dettes les uns après les autres, confrontés à une impossibilité chronique à se refinancer. Si l'Etat était un ménage, voilà longtemps qu'on l'aurait expulsé de son logement, mis en faillite et vendu tous ses biens aux enchères. Mais pour les Etats, ça n'est pas aussi simple... Les banques savent que les Etats sont robustes (plus qu'un ménage en tout cas), et aucune limite n'empêche un Etat (pas en France en tout cas) d'emprunter tant qu'on lui prête. Et justement, les banquiers n'hésitent pas à leur prêter plus de 100% de leurs revenus annuels (PNB). Leur pari: que les dirigeants imposent à leurs peuples une productivité toujours plus poussée, pour que la sacrosainte croissance soit au rendez-vous et voir ainsi les revenus du travail augmenter, palliant ainsi à l'augmentation perpétuelle de la dette. Et si la croissance s'avère finalement inatteignable (dans un monde fini, on arrive TOUJOURS à cette extrémité), il ne restera plus aux dirigeants qu'à "déplorer" d'être "contraints" de durcir leur politique fiscale pour rembourser NOTRE dette pour assumer LEUR inconséquence. C'est ce qu'a du projeter M. Sarkozy lorsqu'il a fait renouveler sa flotte aérienne présidentielle... Ou M. Joyandet lorsqu'il est parti dans les îles en jet privé pour la modique somme de 116.000 euros! (oui aller-retour.. ils lui ont fait une réduc... pour info, en classe affaire sur un avion de ligne, c'est 4000...)

Heureusement, il existe une troisième alternative pour les Etats pour se débarrasser de leur dette: le bras d'honneur! Evidemment, les banquiers l'apprécient moins et n'aiment pas trop qu'on en parle...

Je voudrais donc dire aux Grecs que nous avons compris, nous les Français, comme les Espagnols, les Italiens ou encore les Belges, les Suisses, les Anglais, ou même les Américains, les Russes, les Allemands, les Africains, les Indiens, voire même peut-être les Chinois... Les peuples se réveillent, et même si c'est contraint et forcé, la Grèce sera le premier pays à montrer la voie, dans sa confrontation avec ce hold-up fiscal. L'issue de ce premier acte impactera profondément l'inconscient populaire du monde entier... Si les Grecs résistent et finissent par obtenir l'annulation pure et simple de leur dette et une réforme complète de leur système financier, voire même de leur système tout court, tout sera possible. Ils entraîneront alors tous les autres pays dans leur sillage, tels les précurseurs démocratiques qu'ils ont été par le passé... Dans le cas contraire, c'est la soumission générale au terrorisme capitaliste qui nous attend... C'est pourquoi il nous faut absolument soutenir les Grecs dans leur combat. Nous devons leur dire à quel point nous comprenons leur situation, à quel point nous savons que la réalité est toute autre que celle relayée par les médias de masse à la botte des pouvoirs en place... Nous devons leur crier que nous sommes là, s'ils ont besoin, non pas pour leur accorder de nouvelles dettes qui les enchaînerait un peu plus, mais plutôt pour les aider à se défendre dans leur combat, notre combat.

vendredi 2 avril 2010

Capitalisme, une histoire d'amour...

Pour vous rendre compte de tout ce qu'on ne vous dit pas sur la crise financière, économique et surtout sociale qui touche actuellement les USA... Michael Moore fait ça très bien dans son dernier documentaire Capitalisme, une histoire d'amour. Si vous n'avez rien compris à la crise dont tout le monde parle mais que personne n'ose vraiment vous expliquer, c'est le moment du rattrapage, et pas besoin d'être bac+12 pour comprendre (ça c'est ce qu'ils aiment bien nous faire croire).