Zorro, le retour...

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 1 août 2010

Souffrances au travail

Voici un documentaire ("Souffrances au travail") particulièrement percutant. Il faut voir ça pour comprendre que le progrès technologique et organisationnel, l'optimisation poussée à son paroxysme, l'uniformisation, et donc finalement tout ce que nous apporte la mondialisation, ne parviendront jamais à en faire un processus bénéfique pour le genre humain. Pour être objectif, il faudrait bien sûr prendre aussi en compte les résultats de la même mondialisation du côté des pays qui sont censés en avoir tiré pleinement parti, socialement comme économiquement.

Mais que penser en vérité d'un processus, qui par la dés-aliénation (qui reste encore à prouver) d'une partie de l'humanité, justifierait l'aliénation de l'autre partie. Dans notre pays, on souffre. De tout. On souffre de cette pourriture ambiante, omniprésente, à laquelle on ne parvient plus à s'habituer. S'oublier ne suffit plus. On souffre de ces cons qui ne peuvent s'empêcher que d'exercer le peu de pouvoir qu'ils détiennent sur les autres. Un cadre sur un technicien de son équipe. Un conseiller municipal sur un cantonnier. Un directeur d'agence bancaire sur son hôtesse d'accueil, un client sur le vendeur, le réparateur... "Je peux me permettre d'exiger un service, je peux me permettre de te mettre plus bas que terre parce que je sais pertinemment que tu ne pourras pas répondre, te défendre, te faire respecter, tu es une proie facile, tu es un pion."

Je suis sûr que c'est ce monde dont rêve M. Sarkozy. Un monde où la machine, parfaitement huilée, produit et produit encore, toujours plus... avec toujours plus de victimes collatérales, lobotomisées, marquées, sacrifiées, mises au rebut. Et une morosité perpétuelle, l'absence de toute perspective d'amélioration, de tout espoir, de toute justice sociale. "Travailler plus pour gagner plus" alors que nous consommons et produisons déjà 4 fois et demi plus que ce que pourrait accepter notre Terre. M. Sarkozy n'est pas un gestionnaire, pas plus un clairvoyant. Il n'a pas la sagesse d'un guide. Il est tout juste un manager ambitieux qui ne supporte pas qu'on ne respecte pas le script. Il ne comprend que les intérêts immédiats, à court terme, économiques et financiers (i.e. les siens et ceux de ses sponsors). Il est un super-cadre dans cette immense machine. Un optimisateur fou pour toujours plus de bénéfices, toujours plus de rentabilité... Il parle comme M. Girard (Carglass), qui si on lui démontrait qu'un travail ainsi répété nuit à la santé psychologique de ses employés répondrait sûrement par un gimick du genre: "il faut remotiver les troupes!". Comment avancer dans un tel dialogue de sourds?

M. Girard fait une remarque particulièrement intéressante vers le milieu du reportage. Il confie en effet que la différence entre une entreprise qui fonctionne juste normalement et la même entreprise au top, ce qui fait la différence, c'est le personnel. Cet homme ne se rend même pas compte, dans son délire, que justement le problème, c'est ce qu'on se permet de faire au personnel, juste pour être mieux que la "normale"! Il reconnaît donc lui-même qu'il pousse au delà des limites son entreprise (alors que bien sûr, s'il ne le faisait pas, il y aurait de la place pour d'autres entreprises du genre), et il sourit, il est fier, il remporte son défi, quitte à participer à faire de ce monde un cauchemar permanent, où les entreprises se tirent la bourre au dépens des hommes et des femmes qui les font tourner.

Et puis à quoi pourrait bien servir tout cet argent qu'on serait censé gagner en plus? Si tout le monde peut se payer du homard, croyez-vous qu'il va rester au même prix? Comment se fait-il qu'un électeur sur 2 puisse croire, encore en 2010 à cette énormité. Une bonne propagande, un gros budget comm', et beaucoup d'inculture sans doute. Ou peut-être la nature profonde du genre humain... Peut-être l'égoïsme, l'arrogance.

On dit que le partage du temps de travail ne marche pas. Ah? Mais qu'est-ce qui pourrait bien marcher d'autre? Occuper ceux qui n'ont pas la chance d'être affublés d'un travail à creuser des trous pour les reboucher et pouvoir ainsi justifier de leur verser de quoi survivre? Pousser l'économie à produire encore plus alors qu'on est déjà en complet sur-régime industriel et agricole? M. Sarkozy promet à tous la richesse et l'opulence, il promet à tous d'obtenir ce qui par définition n'a d'intérêt que s'il n'est détenu que par une minorité: l'argent, en somme le pouvoir. Comment se fait-il que personne ne comprenne l'escroquerie menée par cette classe politique dans son ensemble, à droite comme à gauche, qui vous l'aurez compris j'espère, n'est plus qu'un trompe l'oeil pour tenter mollement de faire croire à une alternative.

mercredi 2 juin 2010

Tiens tiens...

Bizarre. Il y a quelques jours je vous disais que je pensais que les politiciens n'allaient pas tarder à nous vanter les bienfaits de la sécurité (avec l'augmentation des hold-up, "toutes" ces agressions...) d'une bonne vielle CB paiement fin de mois voire même crédit revolving automatique, le top!!

Et bien je me suis planté. C'est VISA qui décoche le premier. Un spot de pub... Le mec paye par chèque mais le chèque s'envole et atterrit sur les yeux d'un gardien de foot, un mec marque juste à ce moment, gag, et surtout match gâché. Imaginez l'horreur. Du coup, une seul solution: "La carte VISA, le mieux c'est de s'en servir!"

Je déteste avoir raison parfois. Ne vous étonnez pas si l'argent ne sort pas un de ces jours quand vous essaierez d'en retirer, comme tous les jours...

Tic tac tic tac...